L’engagement de la Principauté et du Consulat de Monaco pour le recul de la faim dans le monde

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Le mois de juin a été l’occasion d’acter l’engagement de la Principauté de Monaco pour le recul de la faim dans le monde. Deux rencontres majeures ont eu lieu dans la capitale italienne, auxquelles S.E. M. Robert Fillon, Ambassadeur et Représentant permanent auprès des Organisations multilatérales ayant leur siège à Rome, a participé.
Du 10 au 14 juin, s’est tenue la réunion annuelle du Conseil d’Administration du Programme Alimentaire Mondial (PAM), pendant laquelle actions et programmes d’aide, mis en œuvre dans les différentes régions du monde, ont été étudiés. Du 22 au 28 juin, c’est l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) qui a pris le relais en organisant la 41ème session de sa Conférence. Pour rappel, la Principauté de Monaco est membre de cette organisation onusienne depuis 2001. Elle est devenue pour la première fois membre du Conseil de la FAO à compter du 1er juillet 2019, et ce, pour quatre années.
Ces rencontres, organisées par les Nations Unies, font écho au rapport annuel sur « L’état de la sécurité alimentaire dans le monde » (rapport SOFI), publié lundi 15 juillet par plusieurs agences des Nations unies (FAO, OMS, PAM, UNICEF). Le constat est alarmant. Pour la troisième année consécutive, la faim progresse dans le monde : en 2018, 820 millions de personnes, soit 10,8 % de la population mondiale, étaient sous-alimentées, tandis que l’insécurité alimentaire touche 26,4 % de la population, soit 2 milliards de personnes n’ayant pas accès à une alimentation saine et équilibrée. Les principales victimes de cette insécurité alimentaire sont les populations paysannes et rurales, mais aussi les femmes, en situation d’anémie, et les enfants.
La Principauté de Monaco a fait de la sécurité alimentaire une de ses priorités d’intervention. Le PAM est ainsi devenu, en 2019, le premier partenaire multilatéral de la Coopération monégasque, avec six projets de développement soutenus par Monaco au Sahel et à Madagascar.
Avec près de 50 % des enfants de moins de 5 ans en situation de malnutrition chronique et plus d’un tiers des ménages ruraux en insécurité alimentaire, Madagascar compte parmi les pays les plus touchés par la faim et se classe 4e au monde en termes de retard de croissance des enfants de moins de 5 ans. Ces éléments entravent considérablement le développement socio-économique du pays et le succès de l’Objectif de Développement Durable n°2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet pilote de la commune rurale de Fieferana, où malgré sa forte production agricole, le taux de malnutrition chronique reste de 51 %. Les 8835 habitants de la commune de Fieferana, dont 1590 enfants de moins de 5 ans, bénéficieront de ce programme.

Consulat de Monaco

MOT DU CONSUL

Le Consulat a été ouvert fin 2003, afin d’officialiser une relation ancienne entre les 2 pays, le Consulat de Madagascar en Principauté existait depuis 1960 et il a été fermé en 2019.

Habituellement ce sont les pays « riches » qui aident ceux qui en ont besoin et dans ce cas précis, c’est exactement le contraire. Qui prétendrait que la Grande Île est moins riche que le Rocher ?

Trop souvent dans l’histoire, ceux qui veulent le pouvoir ne pensent qu’à assouvir un désir obsessionnel de domination et d’enrichissement. Ils parviennent presque toujours à leurs fins et lorsqu’enfin, les circonstances permettent une alternance, c’est au mieux décevant et souvent pire. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. C’est ainsi qu’en quelques décennies, la population malgache n’a cessé de s’appauvrir intellectuellement et économiquement. Tous les voyants sont au rouge et rien ne change. Le président élu début 2019, semble vouloir le changement.

La confiscation des ressources, la bureaucratie, le népotisme et la corruption généralisée sont autant de cancers qui tuent le pays à petit feu depuis 1975. Dans un tel marasme, les aides mises en place par Monaco à travers la coopération et le Consulat, sont bien modestes et noyées dans un océan de misère sociale. C’est dans le déni et l’indifférence que les politiciens et un grand nombre de fonctionnaires ne pensent qu’à leur maintien ; chaque jour étant source de profit.

Ces comportements inacceptables n’étant jamais punis ou si rarement malgré un millefeuille de structures publiques mises sur pied depuis quelques années afin de mener une lutte farouche contre la corruption. Certains se comportent en véritable ennemi de leur propre pays, sous le regard impassible et complice des chancelleries étrangères, des bailleurs de fonds et des organismes multilatéraux, qui ferment les yeux. Chacun doit prendre conscience qu’aucun peuple ni aucun être humain ne devrait subir l’arrogance, la férocité et la folie de qui que ce soit.

Le salut viendra de la capacité et le courage de certains à travers le monde, à inventer un système où chacun pourra donner le meilleur de lui en toute liberté, tout en respectant l’autre, les autres et bien sûr l’environnement. La nature s’est laissée abîmer meurtrie et impuissante et dans l’indifférence quasi générale en 50 ans seulement. Cependant elle prépare silencieusement sa vengeance et a choisi de confier sa revanche au climat qui se chargera de rappeler aux puissants qu’ils ne sont rien, moins que rien. Leur cupidité est sans limite et le cynisme, leur principale qualité.

Tout a été dit et répété à propos du dérèglement climatique mais les actes concrets sont beaucoup trop lents et insuffisants pour le moment et pourtant l’échéance d’une augmentation de la température se rapproche inexorablement et les scientifiques tirent quotidiennement la sonnette d’alarme. Pendant ce temps, nous continuons à avancer vers le précipice avec arrogance et déterminés à tout fiche en l’air. Lorsque nous élisons un dirigeant et même s’il fait n’importe quoi, matin, midi et soir. Il faudra bien souvent patienter 5 ans et parfois des dizaines d’années pour le remplacer. Qui peut concevoir le maintien de telles règles ? Et pourtant rien ne change et le système est impassible inébranlable, prêt à aller jusqu’à la destruction totale.

L’optimisme béat est aussi stupide que l’espoir puéril que les choses s’arrangeront toutes seules et que nous pouvons continuer à vivre et à épuiser la maison commune sans une totale remise en question de l’organisation de la société humaine. Une refonte totale est nécessaire et elle aurait dû s’opérer depuis bien longtemps. On peut toujours en rêver…Le rêve étant notre seule liberté inaliénable.

Consul Honoraire de Monaco